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Femmes en voyage

Voyager avec Bébé

Attention : tous ces renseignements sont donnés à titre indicatif, un suivi et une prescription médicale personnelle sont indispensables pour entreprendre un long voyage. (2011 - 2012)

Vaccinations

Les vaccinations peuvent être obligatoires (notamment la fièvre jaune pour certains pays d'Afrique ou d'Amérique du Sud) ou recommandées selon les pays et éventuellement l'itinéraire préalable du voyageur.

Faire un bilan avec son médecin pour établir un « planning » des vaccinations, certaines ayant une injection de rappel un an plus tard. Pour voyager, le Carnet international de vaccination (photo de gauche) est indispensable et l'inscription de vaccinations contre la fièvre jaune y est obligatoire.

Tétanos, Poliomyélite, Diphtérie, Coqueluche et éventuellement Rougeole : les vaccinations courantes, quelle que soit la situation, ou le pays de destination, doivent être à jour. La validé de cette vaccination est de 10 ans

Fièvre jaune : La vaccination est indispensable pour un séjour dans une zone endémique (régions intertropicales d’Afrique et d’Amérique du Sud, même en l’absence d’obligation administrative). L'injection doit se faire dans un centre de vaccination agrée par le Ministère de la Santé.
Une injection, 10 jours au moins avant le départ. Validité à vie de la vaccination contre la fièvre jaune (depuis le 11 juillet 2016).

Hépatite A : La vaccination est recommandée pour les voyageurs devant séjourner dans un pays où l’hygiène est précaire. Une injection, 15 jours avant le départ et un rappel 6 à 12 mois plus tard. La durée moyenne de protection est de 10 ans.

   
Méningocoque : La vaccination contre les infections invasives à Méningocoque est recommandée aux personnes se rendant dans une zone d’endémie ou dans toute autre zone où sévit une épidémie, dans des conditions de contact étroit et prolongé avec la population locale. L’actualité des épidémies d’infections invasives à méningocoques est consultable sur le site Internet de l’OMS

Fièvre typhoïde : La vaccination est recommandée pour les voyageurs dont le séjour est prolongé ou dans de mauvaises conditions, dans des pays où l’hygiène est précaire. Une injection, au moins 15 jours avant le départ pour une durée de protection de 3 ans.

Hépatite B : maladie grave, qui peut évoluer en infection chronique (cirrhose et cancer du foie). Le virus de l’hépatite B se transmet principalement par voie sexuelle ou sanguine. La vaccination est aujourd’hui le moyen le plus efficace pour se protéger. Deux injections espacées d’un mois avec un rappel unique 6 mois plus tard. La durée moyenne de protection est de 10 ans.

Rage : La vaccination est recommandée pour les voyageurs dont le séjour est prolongé et en situation d’isolement dans un pays à haut risque (pays en développement, à l’exception de quelques îles). Il faut prévoir trois injections à J0, J7, J21 ou J28 et un rappel 1 an plus tard. Durée de protection : 5 ans

Les Laboratoires Glaxo ont édité sur leur site une brochure "Partez tranquille" qui reprend les vaccinations et traitement antipaludique en fonction de chaque destination.

Voir notre bilan vaccins pour l'Asie Centrale

Moustiques

"Le paludisme est transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique femelle, du genre Anophèles (photo de gauche), elle-même infectée après avoir piqué un homme impaludé : la femelle, en prenant le repas de sang nécessaire à sa ponte, injecte le parasite à son hôte. Les mâles ne piquent pas." source www.pasteur.fr

Elles piquent habituellement entre le coucher et le lever du soleil. Quel que soit le traitement antipaludique choisi, il ne peut être délivré que sur ordonnance. La durée du traitement (avant l’arrivée dans une zone contaminée et après avoir quitté cette zone) sera décidée par le médecin en fonction des pays visités et du traitement antipaludique prescrit.

Le traitement ne doit pas occulter la protection contre les piqûres de moustiques (répulsifs, moustiquaire, etc.). Pour les destinations tropicales, il est recommandé :
-  de se protéger contre les piqûres d’insectes avec des répulsifs pour les activités diurnes ;
- de porter des vêtements légers mais imprégnés et couvrants (vêtements légers et larges, manches longues, pantalons et chaussures fermées) pour le soir ;
- de dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide. La moustiquaire imprégnée assure la meilleure protection contre les piqûres de moustiques nocturnes par son effet à la fois insecticide et insectifuge.

   
   

On peut se procurer en pharmacie ou dans des magasins spécialisés des moustiquaires déjà imprégnées, ou les imprégner soi-même avec des kits d’imprégnation également vendus en pharmacie (les produits recommandés sont la deltaméthrine et la perméthrine). N’hésitez pas à demander conseils à votre pharmacien, ces informations sont communiquées en 2009 et peuvent évoluer.

Dans les habitations, des insecticides en bombe ou en diffuseurs pourront être utilisés et, à l’extérieur ou dans une pièce aérée, des serpentins fumigènes.

Indispensable, avoir avec soi un kit de Test rapide de détection du Paludisme. Ce kit de 10 tests est fiable, pratique et efficace avec un résultat en 15 minutes. En savoir plus

Les moustiques qui transmettent les virus des encéphalites, comme l’encéphalite japonaise en Asie tropicale, appartiennent au genre Culex et piquent habituellement la nuit. Les protections recommandées sont donc identiques à celles indiquées pour se protéger du paludisme

Cliquez sur la carte des régions à risques - Paludisme pour l'agrandir

     
2 Avril 2013 : Faso Soap, un savon contre le paludisme
   
Deux étudiants de l’Institut International d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE), Gérard Niyondiko (Burundi) et Moctar Dembele (Burki Faso) ont remporté le premier prix du concours Global Social Venture Competition (GSVC) grâce à leur invention, le Faso Soap, un savon anti-moustique qui repousse les moustiques par son odeur.

Grâce à l'un de ses ingrédients, il tue aussi les larves, empêchant la prolifération des moustiques dans les eaux stagnantes.
   
Fabriqué avec des produits locaux, ce produit offre l’espoir de réduire efficacement la propagation du paludisme en Afrique
     
Ce premier prix va leur permettre de lancer leur entreprise afin de commercialiser le savon au même prix qu’un savon normal. En effet, composé de citronnelle, de souci officinal, de karité et d’autres ingrédients restés secrets, le Faso Soap est produit à partir de ressources 100 % locales pour être accessible à tous.

 
Nouveau : Prévention du paludisme

La croissance permanente de la chimiorésistance du paludisme et le caractère très onéreux de certains antipaludiques récents laissent entrevoir une place de choix de la Doxycycline dans la prévention du paludisme. De plus de très nombreuses maladies des voyages peuvent être prévenues par cet antibiotique.

La Doxycycline (nom de la molécule ou DCI) est une molécule de la famille des cyclines utilisée comme médicament antibiotique.
     

La prophylaxie du paludisme peut être dans certains cas du ressort de la Doxycycline. Cette molécule est internationalement reconnue et recommandée pour les zones de multirésistance (zones forestières et frontalières d’Asie du Sud-Est). Elle a été moins étudiée ailleurs.

L’armée française l’utilise depuis plusieurs années pour ses troupes en Afrique Noire (plusieurs dizaines de milliers de prescriptions au long cours) : l’efficacité et l’observance sont jugées excellentes et les effets

secondaires seraient très réduits.

Cependant, son utilisation chez les enfants de moins de huit ans, les femmes enceintes et les femmes qui allaitent est proscrite.

La doxycycline peut entraîner une baisse d'efficacité des pilules contraceptives, donc des précautions supplémentaires doivent être prises. Attention : la doxycycline peut entraîner une photosensibilité cutanée. Faites le point avec votre médecin traitant !!
 

Depuis longtemps « génériquées », les doxycyclines sont commercialisées par 13 laboratoires.
Les recherches tant en pharmacologie pour les traitements qu'en vaccination pour la prophylaxie vont à un rythme de plus en plus accéléré grâce à des sponsors comme le Malaria Vaccine Initiative dont l'objectif est de développer un vaccin pour la décennie 2010-2020, ou des ONG comme MSF.

Source Astrium - Institut Pasteur - Esculape - Agence de la santé publique du Canada.

   
Les moustiques qui transmettent les virus de la dengue et le virus Chikungunya appartiennent au genre Aedes et piquent habituellement le jour. Pour se protéger des moustiques qui piquent le jour, il faut utiliser des répulsifs cutanés. Ces produits contiennent un principe actif qui éloigne les insectes sans les tuer. Ils sont appliqués sur toutes les parties du corps peu ou pas couvertes. Il est nécessaire de respecter les consignes d’utilisation (application, durée de la protection, …)

Février 2012, du nouveau dans les recherches
: Des satellites pour traquer les moustiques de la dengue

Les tiques peuvent transmettre des maladies par piqûre, telles que la maladie de Lyme. Les tiques peuvent s’accrocher sur l’être humain, lorsque celui-ci se déplace dans des zones infestées (zones forestières en particulier).
 
Il est donc impératif de rechercher la présence de tiques sur soi après toute promenade en extérieur et d’ôter très rapidement la tique présente. Pour cela, on peut utiliser un tire-tique (schéma de droite). La plaie doit être désinfectée après extraction de la tique. D’une manière générale, il est recommandé de ne pas toucher des animaux et/ou des plantes que l’on ne connaît pas. Il peut s’agir de plantes vénéneuses ou d’animaux porteur de la rage.
Mode d'emploi (photo de droite) : Engager le crochet en abordant la tique sur le côté (1). Tourner lentement sans tirer (2) jusqu'à ce que la tique se décroche.

Diarrhée du voyageur

Il s’agit généralement d’un épisode diarrhéique aigu bénin, spontanément résolut en 1 à 3 jours. Plus souvent liée à la consommation d’aliments solides que de boissons, la diarrhée du voyageur ou turista est due en majorité à des infections ou toxi-infections bactériennes.

Mesures préventives :

- Se laver les mains
- Eviter les boissons à risque, les fruits pressés, l'eau locale en bouteille non capsulée et les glaçons
- Éviter les glaces.
- Ne consommer que des viandes, poissons, crustacés bien cuits et chauds.
- Laver et peler les fruits et les crudités.
- Ne pas consommer de lait cru ou de produits laitiers artisanaux
- Eviter les aliments cuits qui sont restés à température ambiante trop longtemps.
- Eviter les aliments vendus à la sauvette dans la rue.

Il faut boire abondamment, la réhydratation est indispensable (solution de réhydratation orale (SRO) ou à défaut du Coca-Cola dégazéfié).

Les formes légères de l’adulte peuvent être atténuées par la prise d’un anti-diarrhéique. Avant le départ demandez à votre médecin de vous expliquer la différence entre un anti-diarrhéique anti-sécrétoire (type racécadotril comme le Tiorfan®) et un anti-diarrhéique moteur (type Lopéramide comme l’Imodium®), et dans quel cas prendre l’un ou l’autre.


Mal aigu des montagnes

Concerne les excursions et randonnées en altitude (supérieure à 3 000 mètres). Une règle à respecter : « ne pas monter trop vite, trop haut ».

Le MAM (mal aigu des montagnes) apparaît le plus souvent à partir de 3500 m. Le MAM régresse avec l'acclimatation et disparaît immédiatement à la descente. Il est conseillé de demander un avis médical spécialisé avant le départ. Il pourra vous conseiller un test d'hypoxie. Pour nous en région parisienne ce test se pratique à l'hôpital de Bobigny (service des docteurs Richalet et Rathat en 2009)

Les troubles observés à haute altitude sont liés à l’hypoxie, consécutive à la baisse de pression partielle en oxygène. Ils surviennent d’autant plus que l’ascension est rapide. Il faut laisser quelques jours à l’organisme pour s’adapter à ces conditions environnementales particulières.

Les manifestations du MAM sont des céphalées, une insomnie, une anorexie, des nausées, des oedèmes.

Cet état peut évoluer vers deux complications graves mettant en jeu le pronostic vital : l’œdème pulmonaire et l’oedème cérébral de haute altitude.
   
Prévention : faire des paliers d'acclimatation - boire régulièrement par petites gorgées mais en grande quantité, au moins 3 litres par jour - ne pas monter plus de 300 à 400 m par jour entre 3000 et 4500 mètres d'altitude - dormir plus bas que l'altitude maximale atteinte dans la journée.
 

Trois règles pour traiter le MAM : Premièrement : Descendre - Deuxièmement : Descendre et Troisièmement : Descendre. C'est le seul traitement efficace à 100% . Il convient de descendre d'au moins 500 mètres et plus si nécessaire.

Maté de coca, l'infusion magique ?


Dans les cultures andines, les feuilles de l’arbuste à coca ou cocaïer (Erythroxylon coca) sont depuis des temps immémoriaux mâchées ou sucées avec une pincée de cendre alcaline et utilisées comme stimulant et comme suppresseur de l’appétit de même que pour accroître l’endurance en haute altitude.

Le maté de coca, thé de coca ou infusion de coca
, est réputé chez les montagnards des Andes pour aider à lutter contre le froid et la maladie d'altitude. C'est une infusion de feuilles de coca (mis en sachets comme une infusion normale), très connu et populaire au Pérou, Bolivie et l'Équateur. On la trouve dans les supermarchés et dans presque toutes les boutiques au Pérou.

le maté de coca et la cocaïne sont deux produits complètement différents. La cocaïne est obtenue à partir des feuilles de coca, mais après un processus chimique et avec l'addition des substances chimiques. L'infusion de coca ou maté de coca est un produit 100% naturel, fait à partir des feuilles de coca sans aucune substance chimique ni traitement spécial. Le maté de coca ne contient pas de cocaïne et ne crée pas de dépendance.

Le 19 septembre 2006 le président Morales a déclaré que la feuille de coca « … représente la culture andine, l’environnement et l’espoir de nos peuples » «Il n’est pas possible que la feuille de coca soit légale pour le Coca-Cola et que la feuille de coca soit illégale pour d’autres consommations médicinales dans notre pays et dans le monde entier ».

Est-il recommandé de prendre du Diamox à titre préventif ?

Nous avons lu beaucoup de commentaires sur un traitement du mal d’altitude (préventif selon certains, curatif selon d’autres voire inutile): l’acétazolamide (Diamox). Le Diamox® peut être débuté 24 à 48 heures avant une ascension pour les personnes susceptibles de développer les symptômes. A noter que le Diamox® a l'AMM pour cette indication.  Toutefois, les avis sont très partagés sur cette question. Mieux vaut donc opter pour une montée progressive. Il est cependant fortement recommandé d'apporter ce médicament que l'on peut prendre en cas de besoin. Cela ne dispense pas toutefois de stopper l'ascension dès l'apparition des symptômes du mal aigu des montagnes (MAM).

ATTENTION : Nous ne sommes ni médecin, ni habitués des hautes altitudes, nous signalons ces points juste pour information. A vous de voir !

Epidémie

Dans une épidémie, chacun devrait se considérer comme porteur potentiel, et protéger les autres de soi en portant un masque, pas l'inverse.
Nous vous proposons dans l'article joint un masque "à faire soi-même" n'est pas le remède miracle pour erradiquer ce virus, ou un autre. Mais porter un masque artisanal est "mieux que rien". Même si le masque en tissu ne filtre que 50% des particules, il retient au moins les gouttelettes que chacun émet en toussant, parlant, etc.


Ne pas oublier de consulter votre dentiste pour une visite de contrôle quelques semaines avant de partir. Une carie peut toujours gâcher un voyage !
 
 
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